Appel à manifester... parce que l'école est l'affaire de tous !

Publié le 14/01/2011 à 00H00 (mis à jour le 17/01/2011 à 18H32)
Le collectif "un pays, une école, notre avenir" a décidé une journée nationale d'action le 22 janvier pour protester contre les suppressions de poste ( Dans la région 6162 postes en 9 ans : un véritable plan social!). Découvrez les raisons de cette protestation et diffusez le tract d'appel.
Appel à manifester... parce que l'école est l'affaire de tous !
Appel à manifester... parce que l'école est l'affaire de tous !
Le collectif "un pays, une école, notre avenir" a décidé une journée nationale d'action le 22 janvier pour protester contre les suppressions de poste ( Dans la région 6162 postes en 9 ans : un véritable plan social!). Découvrez les raisons de cette protestation et diffusez le tract d'appel.

 

 

 

POURQUOI MANIFESTER ?

Plus d'élèves... mais moins de postes

A la rentrée 2010 pour 518 élèves de plus prévus dans les écoles, collèges et lycées ce sont 470 postes d’enseignants qui étaient supprimés ainsi que 40 postes administratifs !

Pour la rentrée 2011, avec une évolution à ce jour inconnue des effectifs, ce sont 336 postes d’enseignants qui seront supprimés dans les écoles. Dans les collèges et lycées 470 postes seront supprimés, soit une baisse de 1.8%, alors qu’est attendue une hausse de 1.3% des effectifs !

 Ajoutons à cela la suppression de 59 postes d’administratifs et on pourra apprécier l’humour de la phrase qui qualifie ces postes de « soutien à la politique de l’éducation nationale ».Avec l’annonce faite il y a plusieurs mois que serait poursuivie la politique dogmatique de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux, ces chiffres ne nous surprennent pas. Ils n’en restent pas moins ouloureux pour une région dont les handicaps sociaux et économiques sont connus.

Recul de la scolarisation des 2-3 ans

 Les mesures qui devraient prises pour décliner au niveau académique ces suppressions de postes ne devraient pas nous surprendre non plus. Si la dissimulation et la manipulation des faits sont la règle pour les représentants de l’état, un certain nombre de déclarations et de fuites laissent entrevoir les pistes. Alors que dans le premier degré les stagiaires n’avaient pas été mis en poste à la rentrée et avaient eu « droit » à une période d’observation de 6 semaines ils seront très probablement mis à égalité avec leurs collèges du 2d degré pour prendre en charge directement une classe ! A ce même niveau il faudra s’attendre à un nouveau recul de la scolarisation des 2/3 ans et à des augmentations d’effectifs par classe.

 Disparition de formations et de filières

Dans le second degré le rectorat laisse filtrer depuis plusieurs mois des informations sur les suppressions de filières et d’établissements. On peut donc s’attendre à de nouvelles disparitions de formations et à une nouvelle augmentation des effectifs dégradant l’offre et la qualité de la formation. Au moment où les français mettent l’éducation nationale au 2ème rang de leurs priorités en matière d’action publique (*), le Sgen-CFDT Nord Pas de Calais dénonce ce sabotage programmé de la formation des jeunes générations et plus particulièrement les plus fragiles.

Le SGEN-CFDT appelle les personnels à se mobiliser dans les services et les établissements pour lutter contre les déclinaisons locales de ces suppressions et participera à l’initiative unitaire du 22 janvier « Un pays, une école, notre avenir ».


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