Bils Deroo Transport : la CFDT privilégiera la négociation

Publié le 06/02/2013 à 12H04
Selon le syndicat CFDT, la société de transports Sic – Bils Deroo Transports – rattachée au groupe de logistique Bils Deroo, centenaire depuis 2011 et basé à Waziers (Douaisis) – a annoncé aux partenaires sociaux son intention de déposer une déclaration de cessation de paiement auprès du greffe du tribunal de commerce de Douai. Ce qui la conduira, le cas échéant, à déposer le bilan. La CFDT est intervenue auprès du sous-Préfet et privilégiera la négociation pour sauvegarder l'emploi.
Après le CE extraordinbaire annonçant la cessation de paiement de l'entreprise, la CFDT - syndicat majoritaire- a multiplié les initiatives.
 
Auprès du Sous-Préfet
La CFDT a été reçu le vendredi 8 février par le sous-préfet de Douai à propos de la situation de l'entreprise Bils Deroo . « Nous avons eu à faire à un sous-préfet très à l'écoute et prêt à s'engager en mobilisant les services de l'Etat.Il a fait de l'emploi sa priorité » explique Michel Crépin, secrétaire général de la CFDT Artois-Douaisis.  A l’issue de cette rencontre, le sous-préfet doit se mettre en rapport avec le mandataire judiciaire dès lundi et  alerter le commissaire au redressement productif . Des contacts sont prévus également avec David Ringeval (Secrétaire CE) pour faire le point avec lui sur ces premiers échanges. Les contacts entre la CFDT et le sous-préfet se poursuivront dans les étapes à venir.
Avec les salariés, prorité à la négociation

  « D’abord, nous privilégierons la négociation. On pense que le blocage n’est pas la solution, explique le délégué CFDT David Ringeval. Faire grève affaiblirait la société et vous priverait de revenus dont vous avez tous besoin. Nos actions seront davantage médiatiques. On va faire parler de nous et mouiller le maillot auprès de la direction. »

Dans cette optique-là, une marche blanche sera organisée début mars en partenariat avec d’autres syndicalistes issus d’usines de l’arrondissement en difficulté. Avant cela, « priorité sera donnée à la sauvegarde de l’emploi».

 

Le juge du tribunal a examiné la situation mercredi 6 février. Il s'est donné un mois pour statuer sur la situation de l'entreprise et étudier le dossier, les pièces comptables, recevoir l'employeur, les élus du personnel.