Boulogne : 14 jours de grève des transports urbains... et une direction qui s'en tête

Publié le 29/03/2011 à 00H00
Depuis le lundi 14 mars, plus aucun bus ne circule sur le réseau TCRB, qui dessert une vingtaine de communes autour de Boulogne. Les conducteurs, dont une large majorité est syndiquée, sont en grève, suite à un climat social tendu depuis longtemps, un directeur qui s'en tête et des conditions de travail qui se dégradent.
Boulogne : 14 jours de grève des transports urbains... et une direction qui s'en tête
Boulogne : 14 jours de grève des transports urbains... et une direction qui s'en tête
Depuis le lundi 14 mars, plus aucun bus ne circule sur le réseau TCRB, qui dessert une vingtaine de communes autour de Boulogne. Les conducteurs, dont une large majorité est syndiquée, sont en grève, suite à un climat social tendu depuis longtemps, un directeur qui s'en tête et des conditions de travail qui se dégradent.

 

Un climat tendu depuis plusieurs mois

Depuis le 28 Octobre 2009,  date à laquelle a été nommée une nouvelle direction au TCRB, le climat social s’est tendu. Sous prétexte d’un déficit budgétaire, la Direction de Keolis Boulogne, en s’attaquant aux conditions de travail des salariés et au mépris des partenaires sociaux, avait pris le risque grave d’une remise en cause des équilibres dans l’entreprise.  Le climat social dans l'entreprise s’est donc tendu depuis plusieurs mois, en témoigne la grève de neuf jours déjà suivie par les salariés il y a moins d'un an. Le conflit était donc latent. Cette fois-ci, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase est le projet de nouvelle ligne de bus. Un circuit qui prévoit, selon l'intersyndicale, moins de temps de pause pour les conducteurs.

14 jours de grève et 14 revendications

Depuis le 14 mars, cela fait 14 jours qu’à l’appel des syndicats, le personnel s’est  mis en grève… avec 14 points revendicatifs concernant notamment le management, les procédures de consultation des organisations syndicales, les conditions de travail, ue dénonciation insidieuse de l’accord RTT, le passage au coefficient 210 pour tous les conducteurs-receveurs, la prennisation des vérificateurs des titres de transport, l'augmentation salariale pour les agents travaillant dans les ateliers, le  maintien dans l’emploi des salariés inaptes, un accord sénior-pénibilité, la revalorisation du point d’indice salarial 2011…

Vers des négociations

14 jours après le début du conflit on comptait 85 % de gréviste. Pascal CATTO, secrétaire général CFDT Nord-Pas de Calais, en lien étroit avec Jean-Marie Dufour, responsable du Syndicat National  CFDT des Transports Urbains, ont pesé de toute leur influence pour convaincre la Direction Départementale du Travail de jouer un rôle de médiateur. Au  quinzième jour de grève des TCRB, une réunion de négociations - la première - a enfin eu lieu ce lundi 28 mars ... À partir de 14 h 30, les représentants syndicaux ont commencé à rencontrer le médiateur - un inspecteur du travail -, pour lui soumettre leurs doléances et leur cahier de revendications. Celui-ci devait ensuite en discuter avec Mitchell Cluzeau, en présence de la directrice des ressources humaines de Kéolis région Nord, Mme Trinel.

C'est après ces deux premières phases que les négociations entre les deux parties devaient véritablement commencer. « Des négociations qui seront menées point par point… On  doit donc s'attendre à  de longues séances de discussions… avant peut-être d’arriver à un accord.