Conflit à EuroTunnel : c'est toujours l'impasse !

Publié le 31/08/2011 à 00H00 (mis à jour le 02/09/2011 à 11H03)
Les salariés, réunis en intersyndicale (CFDT-CGT-FO) réclament l'octroi d'un quatoirziéme mois ou un meilleur intéressement aux résultats de l'entreprise.Des négociations ont eu lieu le 1er septembre... sans résultat.
Conflit à EuroTunnel : c'est toujours l'impasse !
Conflit à EuroTunnel : c'est toujours l'impasse !
Les salariés, réunis en intersyndicale (CFDT-CGT-FO) réclament l'octroi d'un quatoirziéme mois ou un meilleur intéressement aux résultats de l'entreprise.Des négociations ont eu lieu le 1er septembre... sans résultat.

Après l’échec de négociations salariales,   les syndicats ont décidé de passer à l'action, en organisant deux débrayages-surprises lundi et mardi. Un premier débrayage dans la soirée de lundi, de 20 H 30 à minuit, a mobilisé 95% des salariés de l'exploitation, a indiqué Lydia Dezoteux, secrétaire CFDT, qui affirme qu'« au moins une navette » a été annulée.  Selon les syndicats, le mouvement est très bien suivi au sein de l'entreprise. Un porte-parole recensait hier en début d'après-midi deux cents grévistes.

Les salariés d'Eurotunnel souhaitent « une véritable ouverture des négociations » pour une revalorisation salariale qu'ils estiment « justifiée suite aux bons résultats de l'entreprise.

Pour l’instant, côté direction c’est le calme plat : les salariés n’excluent donc pas d’autres actions ponctuelles pour obtenir l’ouverture de nouvelles négociations sur les augmentations salariales, dans cette période de crise du pouvoir d’achat. La direction doit faire face à son premier conflit significatif depuis l'ouverture du tunnel en 1994.

 

Dernière minute

Des négociations ont eu lieu ce jeudi 1er septembre. Mais la direction ne veut rien entendre et n'a rien à proposer.

Nouvelles tentatives de négociations ce vendredi... La direction proposerait 0,46 % d'augmentation (à la place d'un treiziéme mois) et 1% pour l'intéressement... ce qui ne semble pas satisfaire les salariés.

Un nouvel échec des négociations laisse entrevoir la reprise d'actions 'coups de poings' par les salariés.