Des négociations mal engagées : la CFDT ira jusqu’au bout !

Publié le 12/07/2013 à 15H34
Située au cœur du bassin minier, la Française de Mécanique, filiale des Groupes PSA Peugeot Citroën et Renault, assure la production de moteurs automobiles ainsi que l'usinage de leurs principales pièces. Le site compte 3 250 salariés qui produisent chaque jour près de 4 250 moteurs.

Depuis 40 ans d’existence, la CFDT a été au cœur de toutes les négociations et a su tirer son maillon en signant des accords qui sont des acquis pour les salariés d’aujourd’hui.

Seulement la crise a fait aussi son chemin jusque la FM (Française de Macénique) et la Direction remet sur la table bon nombre de ces acquis.

Les militants CFDT ont écouté et analysé les propositions de la direction avec deux buts précis : garantir l’emploi et limiter la casse de leurs acquis.

Ils sont toutefois conscients que les efforts demandés sont aussi là pour leur permettre d’avoir de nouvelles motorisations à FM en espérant que ces efforts ne soient pas vains. Il y va de l’avenir de la FM mais surtout de l’emploi dans la région.

Les principaux points de négociation : la CFDT demande des garanties

  • Pas de plan social
  • La possibilité d’obtenir un nouveau moteur et prévoir des embauches en 2017.
  • Maintien de la prime d’ancienneté et le respect des accords de promotion
  • Maintien de la prime pour les postes en heures décalées
  • Majoration du jour férié travaillé à 50 % (au lieu de 75 % actuel).
  • Maintien des jours de fractionnement : si la prise des congés est en dehors de la période légale, et imposé par l’employeur. Principe de la consommation des congés dans l’année de référence.
  • Intéressement : intégrer le forfait social et toute augmentation future dudit forfait dans l’intéressement. Déblocage au-delà de 5,2 % prévu dans le dernier accord.
  • ...

Il n'est pas question pour l’équipe syndicale de brader ce que les anciens et eux-mêmes ont obtenu depuis que la FM existe.

Un grand nombre de propositions a été fait pour sauvegarder l'emploi et minimiser les pertes de salaire. Ces propositions ont été remises à la direction en intersyndicale avec la CFTC et la CFE/CGC.

En ce 12 juillet, aucune réponse concrète de la direction, l'intersyndicale quitte la table des négociations.

La CFDT a toujours pris ses responsabilités et cela ne changera pas... Mais elle n'appellera pas au débrayage tant que les négociations ne seront pas terminées.

La balle est dans le camp de la direction !...

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