Les retraités étaient aussi dans la rue

Publié le 19/10/2009 à 00H00
Plusieurs manifestations, rassemblements et distributions de tracts ont eu lieu aussi ce 16 Octobre pour attirer l'attention de l'opinion publique sur le sort des retraités...
Les retraités étaient aussi dans la rue
Les retraités étaient aussi dans la rue
Plusieurs manifestations, rassemblements et distributions de tracts ont eu lieu aussi ce 16 Octobre pour attirer l'attention de l'opinion publique sur le sort des retraités...

 A Cambrai. Dans la rue et jusqu'à la sous-préfecture de Cambrai (où une délégation a été reçue), les retraités ont détaillé leurs revendications, émises « dans un contexte morose, marqué notamment par l'affaiblissement de nos protection sociale et pouvoir d'achat » Et de mettre notamment en exergue le fait que les pensions, avec un « minimum contributif » de 645 E, n'offrent que peu d'issues aux personnes souhaitant partir en maison de retraite, « où il faut en moyenne débourser dans les 2 200 E pour obtenir une place ! » Certes, il y a bien l'aide sociale, « mais celle-ci se retourne vers les enfants, qui eux aussi doivent composer avec des revenus souvent faibles. C'est ainsi que beaucoup de personnes âgées choisissent finalement de rester chez elles, pour ne pas faire supporter aux familles le coût d'un placement ». Une inégalité, voire une « injustice », aux yeux de ces retraités militants.

Autre sujet mis en avant : l'accès aux soins : « On a trop le sentiment de subir une politique au coup par coup, voire au coût par coût ! Là où on réclame une politique globale ». En attendant, les retraités aux revenus les plus modestes sont touchés durement par les dépassements d'honoraires ou encore des errements d'une aide à domicile qu'on a érigée en solution miracle, mais dont la mise en oeuvre serait « plus compliquée qu'il n'y paraît du fait d'un implacable manque de moyens ».

Craignant que la situation ne s'arrange pas (avec notamment un budget 2010 « antisocial, que les contribuables, actifs et retraités, vont encore devoir supporter ») et déplorant « n'avoir aucune lisibilité sur les projets du gouvernement ou par exemple sur ce à quoi a servi l'effort consenti avec le lundi de Pentecôte », les organisations syndicales réclament aujourd'hui un « Grenelle des retraites ».

A Boulogne-sur-Mer et à Lille, même mobilisation (notamment sur les marchés) et mêmes revendications : dans les deux cas, la CFDT Retraités a eu l'occasion d'exprimer, en lien avec l'intersyndicale, les revendications des retraités.