Les salariés de SIAC de nouveau en grève : ils veulent une activité garantie jusqu'à la fin 2012

Publié le 26/01/2011 à 00H00
Les salariés de l'usine SIAC, dans la zone industrielle de Flers-en-Escrebieux, qui fabrique des cabines de tracteurs, s'étaient mis en grève en septembre, après l'annonce de la fermeture du site , due à la perte de leur principal client. Grève qu'ils avaient ensuite suspendue. La rencontre de Lundi avec le PDG italien a déclenché un nouveau ras-le-bol des salariés.
Les salariés de SIAC de nouveau en grève : ils veulent une activité garantie jusqu'à la fin 2012
Les salariés de SIAC de nouveau en grève : ils veulent une activité garantie jusqu'à la fin 2012
Les salariés de l'usine SIAC, dans la zone industrielle de Flers-en-Escrebieux, qui fabrique des cabines de tracteurs, s'étaient mis en grève en septembre, après l'annonce de la fermeture du site , due à la perte de leur principal client. Grève qu'ils avaient ensuite suspendue. La rencontre de Lundi avec le PDG italien a déclenché un nouveau ras-le-bol des salariés.

 

Les salariés veulent connaître l'avenir de leur société depuis l'annonce en septembre dernier de la fermeture du site. Lundi, le PDG a simplement dit qu'il rencontrait les actionnaires vendredi, et qu'ils prendront une décision à ce moment. Les salariés ont le sentiment d'être menés en bateau. Résultat : ils étaient plus de 90 % de grévistes hier à bloquer le site de Flers. Ils réclament aujourd'hui une activité garantie jusqu'à lafin 2012, et non « au plus tard jusqu'à la fin 2012 », comme la direction l'a indiqué. « 'Au plus tard', ça veut dire que l'usine peut fermer dans six mois, dans un an ... », analyse Anne-Marie Bouché, responsable CFDT métallurgie pour Douai et ses environs.

Autre point de désaccord : la négociation d'une prime extra légale. « Aujourd'hui, la direction ne propose absolument rien, regrette Djamel Boutechiche, délégué syndical CFDT. Ils ne proposent que le minimum légal. Même la direction départementale du travail a dit que leur plan social est minimaliste. » Quoi qu'il en soit, les salariés ont bien l'intention de poursuivre le mouvement « tant que la direction ne reviendra pas autour de la table pour négocier ».