Renouvellement des contrats aidés de l'Education Nationale : la CFDT obtient gain de cause

Publié le 20/10/2011 à 00H00
Les salariés en contrat aidé, n'ayant pas pu avoir de renouvellement de leur contrat, vont pouvoir désormais bénéficier de dérogations afin de ne pas passer par la case « 12 mois de chômage » en attendant un nouveau contrat.
Renouvellement des contrats aidés de l'Education Nationale : la CFDT obtient gain de cause
Renouvellement des contrats aidés de l'Education Nationale : la CFDT obtient gain de cause
Les salariés en contrat aidé, n'ayant pas pu avoir de renouvellement de leur contrat, vont pouvoir désormais bénéficier de dérogations afin de ne pas passer par la case « 12 mois de chômage » en attendant un nouveau contrat.

C’est au moins la troisième fois que la CFDT intervient auprès des services de l’Etat sur la situation des contrats aidés dans l’Education Nationale  qui n’ont pas pu être prolongés. La cause : un Etat qui a fermé les robinets financiers (d’où fin des contrats), puis les a réouverts …sans penser que les salariés qui ont vu leur contrat se terminer devaient passer par la case Pôle Emploi pendant 12 mois de chômage pour pouvoir bénéficier d’un nouveau contrat ! Pourtant le rectorat devrait être habitué à résoudre les problèmes de robinet dans les programmes scolaires ! … Mais ici le rectorat se préoccupe d’abord de la gestion financière plutôt que des ressources et personnes humaines.

Face à cette situation de « robinets financiers  qui s’ouvrent et qui se ferment » et qui a conduit à faire de ces contrats aidés des salariés  jetables et emportés par la vague comptable, la CFDT a  réagi. Elle a demandé tant au recteur qu’au Préfet d’accorder, à toutes les personnes en CUI-CAE actuellement et qui le souhaitent un renouvellement, de bénéficier d'une dérogation à titre exceptionnelle qui leur permette  de ne pas devoir à nouveau passer par la case « 12 mois de chômage préalable à un nouveau contrat ».

Le SGEN-CFDT a recensé une vingtaine de cas concrets parmi ses adhérents qui sont dans cette situation.  Et c’est fort d’un tel dossier que Pascal Catto, secrétaire général CFDT, a fait une intervention « musclée » lors de la réunion du Comité Régional de l’Emploi qui s’est tenue le 18 Octobre dernier devant le Préfet de Région.

En réponse à la CFDT, seul syndicat présent à cette réunion, le Préfet de Région, sensible aux arguments développés par la CFDT,  s’est engagé à mettre en place des dérogations et à faire le point avec Pôle Emploi et le Rectorat sur tous les cas présentés.

C’est une première victoire obtenue par la CFDT : enfin ces salariés, en situation précaire, vont pouvoir bénéficier de renouvellement de contrat sans avoir de période d’interruption de chômage. Si leur avenir n’est pas encore éclairci après leur contrat, au moins leur parcours professionnel est dans l’immédiat sécurisé.

Bravo à  la CFDT qui a su montrer son efficacité grâce à la complémentarité de son action et intervention, des adhérents au syndicat et à l’interprofessionnel.