Le syndicalisme de services : une piste pour un renouveau des relations sociales ?

Publié le 06/08/2010 à 00H00
Le centre d'analyse stratégique vient de remettre un rapport au premier ministre sur ce sujet en faisant 3 propositions... Un élément à verser à la réflexion de la CFDT, qui a débattu lors de son dernier congrès des « services à proposer aux adhérents ».
Le syndicalisme de services : une piste pour un renouveau des relations sociales ?
Le syndicalisme de services : une piste pour un renouveau des relations sociales ?
Le centre d'analyse stratégique vient de remettre un rapport au premier ministre sur ce sujet en faisant 3 propositions... Un élément à verser à la réflexion de la CFDT, qui a débattu lors de son dernier congrès des « services à proposer aux adhérents ».

Le syndicalisme de services, en France, connaît un développement récent, plus ou moins assumé, sans doute lié au nouveau contexte issu de la réforme de la représentativité en 2008, en relation avec la lutte contre la désyndicalisation. Ce type de syndicalisme est souvent considéré comme un moyen de revitaliser la relation syndicale : d’une part en favorisant la syndicalisation - et donc les ressources qui permettraient aux syndicats de mieux s’engager dans le dialogue social - et d’autre part en assurant une plus grande convergence entre les intérêts des salariés et l’action de ceux qui les représentent.

Le « modèle » nordique ou de Gand, régulièrement évoqué et mis en exergue, incarnerait un syndicalisme de services responsable et répondant aux aspirations des salariés, alors que le syndicalisme hexagonal favoriserait un syndicalisme de militants voire idéologique, plus éloigné des préoccupations de la plupart des salariés.

Un tour d’horizon international montre pourtant que le syndicalisme de services constitue un label qui présente de multiples facettes, au-delà du seul « modèle » nordique. Une approche historique permet, a contrario, de rappeler que le syndicalisme de services n’est pas étranger aux préoccupations françaises.

Ces éléments de réflexion permettent d’avancer quelques pistes dont pourraient se saisir les organisations syndicales, afin d’approfondir la construction d’un modèle français déjà en gestation et d’aller vers un « syndicalisme à bases multiples ».

Les propositions du Centre d’analyse stratégique :

-  Proposition n°1 : Ne pas se limiter, si les organisations syndicales investissent de nouveaux domaines d’action, au seul champ professionnel (en proposant des services répondant aux préoccupations concrètes des salariés, comparables à ceux rendus par les comités d’entreprise par exemple).

-  Proposition n°2 : Mutualiser les moyens des organisations syndicales pour rendre directement certains services spécifiques.

-  Proposition n°3 : S’appuyer sur la participation à la gestion d’organismes paritaires ou tripartites pour s’impliquer davantage dans l’élaboration des dispositifs collectifs d’accompagnement des parcours professionnels.

 


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