Ils prennent leur petit dej' devant la Préfecture pour dénoncer la casse de la solidarité nationale

Publié le 22/06/2011 à 00H00
A l'appel du collectif régional ALERTE (dont fait partie la CFDT), 300 personnes ont pris leur petit déjeuner Place de la République à Lille ce 22 juin pour exiger une véritable politique de solidarité et les moyens nécessaires aux associations de solidarité.
Ils prennent leur petit dej' devant la Préfecture pour dénoncer la casse de la solidarité nationale
Ils prennent leur petit dej' devant la Préfecture pour dénoncer la casse de la solidarité nationale
A l'appel du collectif régional ALERTE (dont fait partie la CFDT), 300 personnes ont pris leur petit déjeuner Place de la République à Lille ce 22 juin pour exiger une véritable politique de solidarité et les moyens nécessaires aux associations de solidarité.

 

Depuis plus de 5 ans qu'existe le collectif régional  inter-associatif ALERTE (auquel participent les organisations syndicales), c'est la première fois qu'il organisait une manifestation publique sous forme de rassemblement à l'heure du petit déjeuner. Il y a urgence : 'Le 22 juin, le Préfet du Nord-Pas de Calais demande aux associations de valider le Plan Accueil-Hébergement-Insertion 2011-2015 du département du Nord. Or, précise Jean-Pierre Bultez, le président du Collectif Alerte, la politique de l'Etat remet à la rue plus de 2 100  personnes et entraîne plus d'une centaine de licenciements dans la région'.

Présente aux côtés de militants CFDT du milieu social, Elizabeth Bagault, secrétaire régionale CFDT, a rappelé que 'la CFDT travaille depuis l'origine avec le collectif Alerte. Aujourd'hui si nous sommes là, ce n'est pas seulement à cause du nombre d'emplois supprimés mais aussi par voie de conséquence sur ce qui est en jeu : une dilution du lien social. Or la CFDT a dans ses priorités la lutte contre l'exclusion sociale. Et l'Etat organise aujourd'hui son désengagement progressif dans des missions essentielles de cohésion sociale, de solidarité'.    

             

  Il est clair qu'après la période estivale, le collectif redoublera de vigilance face à ce désengagement de l'Etat. Il faut une action de longue haleine et dans la durée pour inverser les choses et obtenir des résultats. La CFDT continuera sa participation active au Collectif Alerte, en étant,  comme elle l'a fait depuis le début,  force d'analyse et de propositions.