Saisonniers : la 1ère étape à Lille. « Nous, ce qu'on cherche c'est du job ! »

Publié le 07/07/2010 à 00H00 (mis à jour le 08/07/2010 à 19H20)
Le bus saisonniers a fait sa première escale au centre ville de Lille ce 7 juillet... avec au centre des demandes l'emploi des jeunes
Saisonniers : la 1ère étape à Lille. « Nous, ce qu'on cherche c'est du job ! »
Saisonniers : la 1ère étape à Lille. « Nous, ce qu'on cherche c'est du job ! »
Le bus saisonniers a fait sa première escale au centre ville de Lille ce 7 juillet... avec au centre des demandes l'emploi des jeunes

Le bus saisonniers aux couleurs de la CFDT a surtout attiré ce jour des jeunes à la recherche d'un emploi saisonniers... Ils s'appellent Paul, Christine ou Stéphane. S'ils sont venus place Rihour à Lille, c'est d'abord pour trouver des pistes de travail « Nous ce qu'on cherche c'est d'abord un job... » De plus, ils sont parfois persuadés qu ' « ils n'existent pas de droit dans un contrat saisonniers ». « Non ! s'écrient en coeur les militants CFDT présents au bus : dans ce fascicule, vous avez tous les droits et en plus des numéros de téléphone pour nous contacter et en savoir plus ».

Tout au long de la journée, les militants, répartis en plusieurs équipes, ont fait le tour des commerces et cafés du centre-ville de Lille, à pied, ou à vélo, comme Laurent Berger, secrétaire national, venu de Paris pour cette 1ère étape, et distribué à tour de bras le CD-fascicule de la CFDT sur le droit des saisonniers, ainsi qu'une fiche de renseignement sur les nouveaux droits liés au Café – Hôtel – Restaurant.

Pendant ce temps, Pascal Catto, secrétaire général de la CFDT Nord-Pas de Calais, et Christophe Dez le « monsieur saisonnier de la CFDT régional » répondaient aux questions des journalistes qui se sont succédés nombreux dans le bus. « Cela reflète les conséquences de la crise économique qu'on continue de vivre : les jeunes ne trouvent pas de boulot, explique Pascal Catto, sans compter le sale coup que vient de faire le gouvernement en refusant aux jeunes de bénéficier de l'aide au logement tout en étant compter dans le foyer fiscal des parents ! ». C'est un coup à double détente, renchérit Christophe Dez : «  Ca paraît bien pour un jeune étudiant de passer 2 mois de vacances sans job... mais quand la rentrée va arriver, comment va-t-il payer les droits d'inscription, les bouquins, un logement convenable, les transports (qui augmentent) et même ses soins de santé ? ».

Et il explique en détail le projet mené actuellement par la CFDT Nord-Pas de Calais, en lien avec l'UMIH, le syndicat patronal de l'Hôtellerie, afin d'ouvrir sur Etaples un bâtiment destiné à la fois au logement de saisonniers l'été et aux lycéens hôteliers le reste de l'année, question de diminuer les coûts. « Un projet expérimental qui pourrait être généralisé dans d'autres régions de France... mais qui pourrait être le premier de ce genre en France ». Pourquoi ? Le Nord-Pas de Calais sera la base arrière des futurs JO de Londres 2012 et accueillera donc de nombreux saisonniers, ce qui explique le fait qu'un tel projet pourrait voir le jour relativement rapidement, avec des financements de la Caisse des Dépots, de collectivités territoriales, du 1% logement. « La CFDT est dans le coup, en partenariat avec d'autres acteurs, notamment au niveau territorial et suit l'affaire de près », explique Christophe Dez. Ce sera une avancée, même s'il faudra veiller à ce que tous les conditions soient réunies pour que le projet constitue vraiment un plus au service des saisonniers.