1er Mai : redonner confiance et apaiser la démocratie

Publié le 26/04/2012 à 00H00 (mis à jour le 02/05/2012 à 10H06)
Dans un communiqué, la CFDT réitère sa position "ni neutre, ni partisan". Persuadée que des choix de justice sociale peuvent être faits pour changer le quotidien des salariés, la CFDT explique le sens de sa participation à ce 1er mai : redonner confiance et apaiser la démocratie.
1er Mai : redonner confiance et apaiser la démocratie
1er Mai : redonner confiance et apaiser la démocratie
Dans un communiqué, la CFDT réitère sa position "ni neutre, ni partisan". Persuadée que des choix de justice sociale peuvent être faits pour changer le quotidien des salariés, la CFDT explique le sens de sa participation à ce 1er mai : redonner confiance et apaiser la démocratie.

Communiqué CFDT du 26 avril

1er mai :  Redonner confiance et apaiser notre démocratie

 En dépit de récentes provocations sur les corps intermédiaires, les syndicats, le « vrai travail », la CFDT maintient avec force son choix d’autonomie dans la campagne présidentielle. Ce positionnement est le nôtre depuis le milieu des années 1980 et nous nous y tenons. Ni neutre, ni partisane, la CFDT interpelle des candidats, critique des programmes, mais s’interdit tout choix partisan, toute consigne de vote.

 Le bureau national de la CFDT qui s’est réuni les 25 et 26 avril a fait l’analyse du premier tour de l’élection présidentielle. Il a débattu de ce qui fonde, dans le désarroi de nombreux salariés, les votes qui se sont portés sur des partis populistes.

 Le chômage de masse, les menaces sur l’emploi, les difficultés à faire face aux dépenses contraintes (logement, énergie, transport, santé), l’inquiétude sur l’avenir des jeunes, la difficulté à se projeter dans un avenir meilleur, le décalage des thèmes mis en avant dans la campagne, parfois si éloignés des préoccupations des salariés, peuvent conduire à se retrancher dans un vote de protestation, dans des tentations de repli national.

  Quelque soit le candidat élu le 6 mai, il devra faire face à la crise des dettes publiques et aux grandes mutations à l’œuvre dans l’économie mondiale. Pour les salariés confrontés aux problèmes d’emploi et de pouvoir d’achat, il n’y aura pas d’état de grâce. La CFDT est pourtant persuadée que des choix de justice sociale peuvent être faits pour changer le quotidien des salariés.

 

 Redonner confiance, réconcilier les salariés avec l’avenir, construire une Europe plus solidaire, apaiser notre démocratie par un dialogue social respectueux des diverses composantes de notre société, tel est le sens de la participation de la CFDT à ce 1er mai. Une journée traditionnellement consacrée dans tous les pays à fêter le travail, l’ensemble du monde du travail, ses valeurs, ses espoirs, ses revendications.