Campagne présidentielle : la CFDT refuse l'instrumentalisation

Publié le 02/04/2012 à 00H00
4 candidats ont reçu la CFDT. Seul le candidat de l'UMP n'a pas souhaité répondre. La CFDT ne le rencontrera donc pas. C'est la première fois qu'un président de la République sortant refuse d'échanger avec la CFDT, souligne le communiqué de la Commission Exécutive. La campagne présidentielle semble s'éloigner des questions sociales, qui sont pourtant les priorités des Français.
Campagne présidentielle : la CFDT refuse l'instrumentalisation
Campagne présidentielle : la CFDT refuse l'instrumentalisation
4 candidats ont reçu la CFDT. Seul le candidat de l'UMP n'a pas souhaité répondre. La CFDT ne le rencontrera donc pas. C'est la première fois qu'un président de la République sortant refuse d'échanger avec la CFDT, souligne le communiqué de la Commission Exécutive. La campagne présidentielle semble s'éloigner des questions sociales, qui sont pourtant les priorités des Français.

Campagne présidentielle :

Porter la parole des salariés
et refuser l’instrumentalisation

 Comme elle le fait traditionnellement à l’approche des élections présidentielles, la CFDT a interpelé les candidats des principaux partis démocratiques sur leurs programmes en matière sociale et économique.

 Quatre candidats ont reçu la CFDT : Eva Joly, François Bayrou, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. Seul le candidat de l’UMP n’a pas souhaité répondre. La CFDT ne le rencontrera donc pas car la campagne officielle va débuter et il n’est pas question pour la CFDT de se trouver en position d’être instrumentalisée par un candidat si près du scrutin.

 C’est la première fois qu’un président de la République sortant refuse d’échanger avec la CFDT. Cette attitude de Nicolas Sarkozy est dans la ligne de ses attaques répétées depuis le début de sa campagne contre les corps intermédiaires, les partenaires sociaux et en particulier les syndicats.

 En février, la CFDT avait déjà condamné de tels propos en rappelant qu’il est nocif de faire des corps intermédiaires des boucs émissaires à des fins électoralistes. Depuis, le président a attaqué directement les militants CFDT dans le but de les opposer aux « vrais » salariés. La CFDT déplore et condamne ces propos dangereux pour la démocratie en général et la démocratie sociale en particulier.

 La campagne présidentielle semble s’éloigner des questions sociales, qui sont pourtant les priorités des Français. La CFDT réaffirme qu’elle continuera, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, à défendre les intérêts des salariés par le biais de la négociation.