Dans Nord Eclair, la CFDT réclame une « structure de pilotage régionale »

Publié le 10/07/2012 à 00H00
Le dialogue « renoué » grâce à la conférence sociale, voilà une première satisfaction des syndicats de la région. Mais ils attendent des décisions spécifiques pour un Nord - Pas-de-Calais « en souffrance » et la CFDT fait une proposition
Dans Nord Eclair, la CFDT réclame une « structure de pilotage régionale »
Dans Nord Eclair, la CFDT réclame une « structure de pilotage régionale »
Le dialogue « renoué » grâce à la conférence sociale, voilà une première satisfaction des syndicats de la région. Mais ils attendent des décisions spécifiques pour un Nord - Pas-de-Calais « en souffrance » et la CFDT fait une proposition

 

 

 

« La méthode est bonne. »

L'ensemble des syndicats de la région l'affirment : cette conférence sociale initiée par François Hollande, réunissant gouvernement, syndicats et patronat autour de tables rondes, hier et aujourd'hui, pour dialoguer autour de l'emploi et tenter de résoudre la crise est positive. Et souffle un vent nouveau. « Nicolas Sarkozy faisait des grandes messes, mais pas de dialogue, explique Vincent Delebar, secrétaire général de l'union départementale du Nord de la CGT. Ces deux jours de dialogues permettent de casser le rythme et de dire : 'on va s'écouter...' » Le tout étant de parvenir à du concret : « Il faut une application rapide au niveau du travail. Il y a urgence, notamment dans le Nord - Pas-de-Calais. »

 « Structure de pilotage régionale »

C'est Pascal Catto, secrétaire général de la CFDT Nord, qui chiffre cette urgence : « Les attentes sont très nombreuses sur les problématiques de l'emploi et du chômage, dans notre région particulièrement touchée. Au premier semestre 2012, on a compté dans le Nord - Pas-de-Calais 4 813 licenciements économiques. 85 % d'entre eux concernent des entreprises de moins de 10 salariés. » L'une des réponses qu'il espère face à cette situation consiste à « créer un dispositif d'accompagnement des entreprises pour éviter les licenciements. En créant, par exemple, des emplois aidés ». Il ajoute : « On est prêts à discuter avec le patronat sur la flexibilité, mais quand la situation est au beau fixe, il faut un retour pour les salariés. » Le fond n'est pas si différent de ce qu'engage le Medef du Nord. Le dialogue pourrait être constructif.

Côté CGT, on attend du concret et du rapide. « On a besoin d'avancer vite dans le Nord, notamment en terme de protection sociale », avance Vincent Delebar. L'une des propositions immédiates de la CGT : augmenter le Smic à 1 700 euros bruts.

« Notre région a besoin d'un traitement spécifique, différencié, adapté », ajoute Pierre-Richard Bontinck, de la CFTC Nord. L'aide à la recherche, à l'innovation, à la formation sont évoqués.

Et pour appliquer le tout au format nordiste, la CFDT avance une proposition : « Mettre en place une structure de pilotage régionale réunissant tous les acteurs, syndicats, patronat, État et conseil régional pour suivre et évaluer au plan territorial les décisions nationales