Toyota : un accompagnement renforcé pour les 700 intérimaires

Publié le 18/07/2012 à 00H00
« C'est une belle victoire pour les salariés », se réjouit le secrétaire général de la CFDT Nord-Pas de Calais, dans La Voix du Nord de Valenciennes (édition du 18/07/2012)
Toyota : un accompagnement renforcé pour les 700 intérimaires
Toyota : un accompagnement renforcé pour les 700 intérimaires
« C'est une belle victoire pour les salariés », se réjouit le secrétaire général de la CFDT Nord-Pas de Calais, dans La Voix du Nord de Valenciennes (édition du 18/07/2012)

 

 

 « C'était urgent et important pour le Valenciennois. », ajoute Pascal Catto. Son syndicat vient d'obtenir que notre territoire soit retenu parmi les bassins (le septième dans la région) à bénéficier de mesures renforcées pour les travailleurs en fin de mission intérimaire ou de CDD. Sont concernés en particulier les 700 intérimaires de chez Toyota Onnaing qui ont vu leur contrat s'arrêter au 30 juin, alors qu'ils avaient été recrutés quelques mois plus tôt pour soutenir le lancement et la production de la Yaris III.

 Sur un marché automobile en repli (-3,4 % en France), les prévisions de vente malheureusement ont été revues à la baisse (de 270 à 200 000 véhicules pour 2012), la cadence de fabrication ralentie cet été (de 68 à 90 secondes), et les intérimaires priés donc de rentrer chez eux, en attendant des jours meilleurs. Qui pourraient vite revenir grâce à la Yaris hybride, dont la production vient de démarrer, et aux 25 000 véhicules supplémentaires qu'il va falloir sortir dès 2013 pour le marché américain (nos éditions du 12 et du 23 juin). D'heureuses perspectives qui ont, du reste, permis au site d'Onnaing de sauver sa troisième équipe relancée en début d'année, l'usine créant même alors 140 CDI supplémentaires.

 En attendant, les 700 intérimaires ont donc la possibilité de profiter du contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Soit un suivi renforcé par Pôle emploi (un rendez-vous hebdomadaire), une allocation (dont le montant varie suivant leur ancienneté) et des financements pour des remises à niveau, des validations d'acquis de l'expérience (VAE) ou des formations pour se réorienter. « Le taux d'adhésion à ce dispositif est malheureusement souvent très faible, regrette Pascal Catto. Certains trouvent ce suivi renforcé contraignant, alors qu'il faut prendre cela comme une chance. Les vacances ne doivent pas être un frein », prévenait-il également, invitant les personnes concernées à prendre contact avec Pôle emploi.

 Lui-même allait interpeller le préfet hier après-midi, à l'occasion du conseil régional de l'emploi, pour que les mesures annoncées soient bien suivies d'effet : « Il faut agir vite, récupérer la liste des 700, pour faire en sorte qu'ils soient convoqués rapidement. » • C. T.

La Voix Du Nord