Billet d'humeur de Philippe Perrault suite au Conflit Pimkie

Publié le 11/01/2010 à 00H00
Mon cri d'indignation et mon coup de colère !
Billet d'humeur de Philippe Perrault suite au Conflit Pimkie
Billet d'humeur de Philippe Perrault suite au Conflit Pimkie
Mon cri d'indignation et mon coup de colère !

En ce début d’année où « fusent » les vœux, je souhaite en formuler un, qui est en même temps un cri d’indignation et un coup de colère.

Mon cri d'indignation est destiné à l’ensemble des acteurs économiques, sociaux et politiques de notre région, suite à plus de 20 jours d’un combat exemplaire mené majoritairement par des femmes, salariées de PIMKIE de Neuville-en-Ferrain et de Wasquehal... pour aboutir, en définitif, à un compromis reprenant les propositions faites par l’intersyndicale lors de la commission de conciliation du 24 décembre, compromis refusé alors par la direction de Pimkie. Le choix a été de « jouer » sur le pourrissement de ce conflit pendant la période des fêtes de fin d’année ! C’était sans compter sur la détermination des salariées !

Mon coup de colère je l’adresse d’une part aux responsables patronaux de notre région et d'autre part à la « galaxie » MULLIEZ. Comment une direction d'entreprise, comment les responsables du MEDEF (alors alertés par la CFDT), comment la famille Mulliez, chantre de la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), ont-ils pu attendre si longtemps pour appeler à la négociation afin de sortir le plus rapidement possible de « cette épreuve de force » ?

Est-on condamné dans ce pays à concevoir l’avancée des relations sociales uniquement par conflit interposé ? Ne peut-on pas développer un véritable dialogue social, à tout niveau (et notamment au sein des entreprises) afin d’anticiper les effets des mutations économiques qui seront le lot de beaucoup de nos entreprises, de nos secteurs d’activité porteurs ? Ne peut-on pas montrer l'exemple dans notre région en développant pour cela la démarche de sécurisation des parcours professionnels ? C’est le sens de l’engagement de l’Etat , du Conseil Régional et de tous les partenaires sociaux (organisations patronales et organisations syndicales) dans le cadre du pacte régional de continuité professionnelle,  qu'il s’agit maintenant de rendre effectif.

A travers ces deux « cris », j’en appelle donc au sens de la responsabilité de chacun, comme ont su le faire les organisations syndicales, notamment la CFDT, tout au long de ce conflit.

Pour terminer, je tiens ici à saluer les militants et militantes CFDT qui ont courageusement conduit ce conflit montrant ainsi la force et la responsabilité de la CFDT dans son ensemble.

C’est eux, avec les salariées concernées, qui sont, dans leur démarche, les porteurs d’un avenir plus responsable ! Bravo !