Installation de la Conférence Régionale de Santé

Publié le 29/06/2010 à 00H00
Ce 29 juin, vient d'être installée la Conférence Régionale de Santé, définie comme « un lieu privilégié de la concertation » sur la santé. Elle est composée d'une centaine de membres (dont 2 CFDT) avec commissions, groupes de travail, conférences de territoires.
Installation de la Conférence Régionale de Santé
Installation de la Conférence Régionale de Santé
Ce 29 juin, vient d'être installée la Conférence Régionale de Santé, définie comme « un lieu privilégié de la concertation » sur la santé. Elle est composée d'une centaine de membres (dont 2 CFDT) avec commissions, groupes de travail, conférences de territoires.

Une nouvelle structuration du pilotage du système de santé. Elle est issue de la loi Hôpital, Santé, Patients et Territoires de juin 2009. Cette loi a pour objectif annoncé de garantir un accès à la prévention, aux soins de ville et hospitaliers, aux services médico-sociaux sur tout le territoire. Elle confie aux ARS (Agences Régionales de Santé) le soin de piloter de façon globalisé et unifié le système de santé sur un territoire régional. 4 thèmes principaux dans la loi : les établissements de santé ; l'organisation de l'offre de soin; la santé publique et la prévention ; l'organisation territoriale du système de santé. Les ARS se dotent d'un conseil de surveillance, présidé par le préfet avec 25 membres (représentants de l'Etat, des collectivités territoriales, des patients, des personnes âgées, membres des Conseils des organismes locaux d'Assurance Maladie...). Ce conseil, qui est l'instance délibérative de l'ARS, étudie notamment l'état financier de la politique de santé et les services de soins et médico-sociaux.

La Conférence Régionale de Santé. C'est une instance consultative, composée de 8 collèges (une centaine de personnes), chargée de formuler des avis sur la politique régionale de santé, afin d'éclairer les décisions de l'ARS... un peu à l'image de ce qu'est le Conseil Economique et Social Régional Environnemental (CESRE) par rapport aux décisions du Conseil Régional. Au-delà de l'assemblée plénière qui doit se réunir 2 fois par an, 4 commissions spécialisées sont mises en place : soin, médico-social, prévention, droits des usagers. Des « conférences de territoires » devraient être créées (50 membres au plus), et des groupes de travail peuvent être mis en place.

La CFDT présente à l'installation de la Conférence Régionale de Santé. Elizabeth Bagault, secrétaire régionale CFDT interprofessionnel, et David Decourtray pour le secteur santé-sociaux, étaient présents à la première réunion d'installation du 29 juin. Occasion pour la CFDT de prendre la parole pour : 

  • rappeler les défis de cette nouvelle organisation du « pilotage de la politique régionale de santé qui devra répondre aux besoins d'une population à l'état de santé précaire »

             

  • regretter qu'une Agence Nationale de Santé n'ait pas été créée pour « réguler les inégalités régionales en matière d'accès à la santé et à l'autonomie »
  • montrer sa vigilance sur la situation actuelle « où dans certains établissements la détérioration des conditions de travail entraîne une pression extrême sur les salariés qui explosent (comme sur la côte d'Opale) »

  • de mettre l'accent sur quelle politique de santé territorialisée, le développement de politiques de préventions ciblées, l'articulation avec les collectivités territoriales pour le médico-social (EPHAD, MDPH..), une véritable permanence des soins en toute heure et en tous lieux, l'égalité de contraintes entre établissements privés ou publics...

Si la CFDT va s'investir dans des commissions à venir dans cette structure, c'est en ayant en tête des convictions fortes, comme le rappelle Elizabeth Bagault : « Pour la CFDT la santé n’est pas un marché comme les autres, cette mission de service public a pour objectifs de permettre à tous d’accéder aux soins quelle que soit son appartenance géographique ou socio-professionnelle, par une organisation pertinente de l’offre de soins et d’accéder à des soins de qualité quel que soit son revenu, par une prise en charge de haut niveau dans le cadre d’une assurance maladie durable. Ceci suppose un respect des tarifs fixés avec une coordination de la prise en charge entre l’obligatoire et le complémentaire et une lutte contre des dépassements d’honoraires abusifs et excessifs. Ceci suppose également des professionnels soignants formés, évalués et certifiés tant libéraux que dans les établissements de soins ».