La colère de la CFDT au Conseil Régional de l'Emploi

Publié le 01/07/2009 à 00H00
Emploi des jeunes et Emplois Vie Scolaire : la CFDT a été le seul syndicat à interpeller fortement le Préfet sur la situation régionale
La colère de la CFDT au Conseil Régional de l'Emploi
La colère de la CFDT au Conseil Régional de l'Emploi
Emploi des jeunes et Emplois Vie Scolaire : la CFDT a été le seul syndicat à interpeller fortement le Préfet sur la situation régionale

Ce mardi 29 juin, s'est tenu en Préfecture, sous la présidence du Préfet de Région, la 2ème réunion du Conseil Régional de l'Emploi, issu de la loi de fusion ASSEDIC/ANPE. Pascal Catto y représentait la CFDT et a interpellé fortement le Préfet.

La situation actuelle.  La réunion de ce conseil a fait le point sur la situation catastrophique de l'emploi en région : 291 000 personnes inscrites à Pôle Emploi, des fins de CDD, les intérimaires sont les plus touchés. La situation des jeunes est particulièrement préoccupante : la vague importante des jeunes qui vont quitter le système scolaire et arriver sur le marché du travail devrait être importante.

L'insertion des jeunes. Face à cette situation, Pascal Catto a expliqué le travail réalisé par la CFDT dans le secteur des banques, en lien avec la Maison de l'emploi de Lille, autour de l'insertion des jeunes sans diplôme, grâce aux contrats de professionnalisation.  Il a souhaité que cette action puisse se généraliser... à condition bien sûr que les moyens suivent dans les missions locales. Car a-t-il dénoncé ' Il y a des licenciements économiques dans certaines missions locales, alors que les jeunes affluent par centaine à leurs portes !'.

Autre sujet inquiétant : les EVSLa CFDT a interpellé, dans cette même logique, le Préfet sur les conditions de sortie des Emplois Vie Scolaire dans la région. Les EVS ce sont ces personnes qui assurent de vraies missions, que ce soit en tant qu'aide à la direction d'école ou d'intégration scolaire des enfants handicapés,  et  qui sont indispensables au fonctionnement de l'école. Plus de 300 arrivent en fin de contrat dans notre région. 'Leur contrat prévoyait des formations, un accompagnement vers la fin de contrat, or rien n'a été fait', a expliqué Pascal Catto. Il a demandé un plan d'action pour l'accompagnement de ces personnes et insisté sur le rôle d'employeur de l'Education Nationale afin qu'il n'y ait pas de désagréments liés aux procédures administratives nécessaires à leur indemnisation future. Le représentant de l'Education Nationale a indiqué que 'le nécessaire a été fait'... c'est-à-dire que chaque personne a reçu un courrier personnalisé précisant la fin de son contrat et orientant vers des prestations possibles (!). Le Préfet a indiqué, quant à lui : 'Je le dis clairement : j'ai un souci sur la réelle efficacité de l'Education Nationale sur la préparation de ces personnes à leur sortie. L'Education Nationale s'y est prise tardivement, l'éclatement géographique de ces personnels est aussi un problème dans la gestion' (Dont acte).

Donner du temps au dialogue social. Saluant le personnel de Pôle Emploi qui a à coeur d'assurer au mieux sa mission dans un contexte difficile, Pascal Catto a insisté sur l'importance de prendre le temps nécessaire dans la mise en oeuvre de cette mission, sans forcément répondre au déploiement voulu par le national : 'Il faut aussi savoir donner du temps au dialogue social pour réussir la fusion au service des demandeurs d'emploio et des entreprises'.