Les syndicats étaient à Durban

Publié le 21/12/2011 à 00H00
La 17ème Conférence des Parties des Nations Unies sur les changements climatiques a eu lieu à Durban (Afrique du Sud) du 28/11 au 9/12 2011. Elle a rassemblé des représentants des 194 Etats des Nations Unies. 200 syndicalistes présents. CFDT avec CGT, Réseau Action Climat, FNE, Coordination Sud, et Fondation pour la nature et l'homme ont signé une déclaration pour exiger une justice sociale et environnementale
Les syndicats étaient à Durban
Les syndicats étaient à Durban
La 17ème Conférence des Parties des Nations Unies sur les changements climatiques a eu lieu à Durban (Afrique du Sud) du 28/11 au 9/12 2011. Elle a rassemblé des représentants des 194 Etats des Nations Unies. 200 syndicalistes présents. CFDT avec CGT, Réseau Action Climat, FNE, Coordination Sud, et Fondation pour la nature et l'homme ont signé une déclaration pour exiger une justice sociale et environnementale

Le résultat  de la conférence est très insuffisant d’un point de vue de la lutte contre le réchauffement de la planète, mais il n’y avait pas d’alternative au maintien en vie du processus, sauf à considérer que l’échec eût été une solution, dans l’espoir d’un bigbang salutaire.

Environ deux cents syndicalistes du monde entier ont participé aux travaux de cette COP. Si la CSI (Confédération Syndicale Internationale) conduisait le groupe des travailleurs, la CES était également bien présente. Pour la France, seules la CGT et la CFDT ont fait le déplacement. Sur place, les syndicalistes ont multiplié les rendez-vous avec les délégations nationales pour renforcer l’action de la société civile et exiger, au-delà des revendications spécifiques, un accord juridiquement contraignant, ambitieux et juste. Nathalie Kosciusko-Morizet a reçu et écouté avec attention une délégation de la CSI.

 A Durban, la CSI avait pour la troisième fois organisé un « World of Work ». Il s’agit de présenter les initiatives syndicales prises à travers le monde pour répondre aux défis climatiques. La CGT et la CFDT ont présenté conjointement le travail réalisé dans le cadre du comité trajectoire 2020-2050, sur « les transitions professionnelles dans une économie décarbonée ».

 Pour peser sur les Etats, la société civile doit se mobiliser la plus unie possible. La Confédération Syndicale Internationale a donc participé le 3 décembre, à une manifestation (plus de 10 000 participants des syndicats, des ONG environnementales et des associations de solidarité internationale).

Du côté français, la CFDT avec la CGT, le Réseau Action Climat, FNE, Coordination Sud, et la Fondation pour la nature et l’homme (ex Nicolas Hulot) a signé une déclaration commune pour exiger une justice sociale et environnementale (voir pièce jointe). Cette déclaration à destination de la France et de l’Europe est un appel pour que les négociateurs s’appuient sur les différentes composantes de la société civile, pour que des mesures fortes et ambitieuses soient adoptées par les Etats.

Pochain grand RDV : la Conférence Rio +20, qui n’est pas un RDV pour le climat, mais pour laquelle le syndicalisme international se mobilisera pour soutenir « l’emploi vert et décent », avant la COP 18 au Qatar.