François Chérèque à Pôle Emploi de Lens

Publié le 16/09/2009 à 11H36
200 salariés et adhérents de Pôle Emploi ont dialogué à Lens avec François Chérèque sur l'évolution de leur travail
François Chérèque à Pôle Emploi de Lens
François Chérèque à Pôle Emploi de Lens
200 salariés et adhérents de Pôle Emploi ont dialogué à Lens avec François Chérèque sur l'évolution de leur travail

Après avoir visité l'agence Pôle Emploi de Lens, François Chérèque a rejoint les 200 adhérents et sympathisants du SPE (Syndicat des Personnels de l'Emploi des Pays du Nord), venus de toute la région mais aussi de Picardie. « Je voudrais vous écouter sur votre réalité, l'évolution de votre travail ».

Rentrant d'emblée dans le vif du sujet, il pose la question « Comment on peut être performant pour le demandeur d'emploi, tout en étant un vrai service pûblic, qui rend un service au public en fonction de ses besoins, et non d'objectifs chiffrés ? ». Ont suivi un certain nombre de questions sur l'organisation du travail, ou plutôt « son inorganisation : un jour c'est dans un sens, un autre joiur c'est dans l'autre sens, avec des managers incapables de suivre... », « C'est la privatisation qui l'emporte aujourd'hui » dit le syndicaliste de l'AFPA... On a parlé aussi de transfert de compétence, d'idendité professionnelle de nomadisme, de bureau mobile : «  Les demandeurs d'emploi, c'est des êtres humains, on les recoit comme de la marchandise ». Il a donc été beaucoup question de cultures qui s'entrechoquent, d'idendité professionnelle, de métiers, de transitions à faire (et non pas de ruptures..), de la crise. Sur ce dernier point, François Chérèque explique que « les gens ont le sentiment que la crise ils la vivent depuis très longtemps ». En 1975, explique-t-il, « j'ai bénéficié du premier plan d'aide aux jeunes chômeurs. En 26 ans, on n'a jamais connnu le plein emploi... ». La crise est donc peut-être plus structurelle que conjoncturelle.

Berni, la secrétaire du syndicat, concluait les échéances sur l'intensification du travail : « Nous avons un immense travail à mener tous ensemble, autour des problèmes de charge de travail : je compte sur nous tous ensemble pour y parvenir ». Elle faisait part de son rêve « Si j'ai un rêve c'est de réenchanter le travail pour chacun ». Un rêve que le syndicat CFDT pourrait voir se concrétiser si les salariés, lors des élections professionnelles prochaines, lui témoignent de leur confiance.