François Chérèque en phase avec les délégués de La Française de Mécanique

Publié le 16/09/2009 à 00H00 (mis à jour le 07/10/2009 à 10H25)
Retraites, Pénibilité, Travail du dimanche, transmission des savoir-faires : les délégués de la FM se sont sentis en phase avec leur secrétaire général.
François Chérèque en phase avec les délégués de La Française de Mécanique
François Chérèque en phase avec les délégués de La Française de Mécanique
Retraites, Pénibilité, Travail du dimanche, transmission des savoir-faires : les délégués de la FM se sont sentis en phase avec leur secrétaire général.

François Chérèque a bouclé sa journée lensoise dans les locaux CFDT de la Française de Mécanique. Cette visite dans la région lensoise n'avait pas de raison particulière. «  J'essaie d'aller une fois par semaine au contact des militants  », explique François Chérèque à qui les rendez-vous médiatiques laissent peu de répit. À la Française de Mécanique, Philippe Dutoit, secrétaire de la section, lui a présenté la situation d'une entreprise relativement épargnée par la crise. « Mais même si on vend beaucoup de véhicules à ce jour, la crise n'est pas terminée », précise le délégué syndical de l'entreprise dont les effectifs sont passés ces derniers mois en dessous des 4 000 salariés (3 600 actuellement). Il a insisté sur ce que la CFDT sait faire, et ce qu'elle a obtenu, en terme de pouvoir d'achat (accord sur l'intéressement), la prévoyance, les classifications... Les retraites, la pénibilité mais aussi le travail du dimanche ont été les principaux points abordés en toute simplicité et sans langue de bois : «  Le débat sur les retraites est prévu en 2010 et il n'est pas question d'éviter la situation des 55-60 ans », estime François Chérèque pour qui «  le cas des seniors doit être abordé avant celui des retraites ». C'est pourquoi c'est un débat de société qui ne doit pas être traité « entre la poire et le fromage ». Et selon lui, une réforme qui ignorerait la pénibilité et la durée de cotisation se ferait au bénéfice des cadres mais au détriment des ouvriers. Logiquement, la pénibilité est un sujet qui est revenu plusieurs fois sur le tapis chez ce motoriste, filiale de Peugeot et Renault. Le secrétaire général de la CFDT en revient à la réforme des retraites de 2003. Il estime que grâce à cet accord, 400 000 personnes ont pu partir avant 60 ans. La majorité exerçait un travail pénible. «  Il faut penser au conducteur à l'international qui n'en pleut plus à 50 ans », précise le syndicaliste.

Des débouchés existent pour les plus expérimentés par le biais de la transmission des savoirs professionnels. La CFDT songe au tutorat et, à la FM, une première réunion est prévue en octobre avec la direction sur ce sujet. «  Je vois que l'idée que je défends, y compris devant le Président de la République, est la même que celle pour laquelle vous vous battez dans votre entreprise ». Le secrétaire général et les délégués de La Française de Mécanique se sont quittés en phase les uns avec les autres.