Les militants CFDT ont débattu de la stratégie actuelle de la CFDT : l'essentiel...et les photos !

Publié le 30/03/2012 à 00H00
Ils étaient 230 à Béthune le 7 février dernier. Au programme : débat sur la stratégie de la CFDT et sur les chantiers d'évolution de l'organisation. Retrouvez aussi la galerie photo des militants en plein débat.
Les militants CFDT ont débattu de la stratégie actuelle de la CFDT : l'essentiel...et les photos !
Les militants CFDT ont débattu de la stratégie actuelle de la CFDT : l'essentiel...et les photos !
Ils étaient 230 à Béthune le 7 février dernier. Au programme : débat sur la stratégie de la CFDT et sur les chantiers d'évolution de l'organisation. Retrouvez aussi la galerie photo des militants en plein débat.

 

 

 

  (Photos Gaby Meganck ... Merci Gaby)

 Responsables de structures professionnelles (syndicats, sections syndicales) et de structures interprofessionnelles (Unions Territoriales, Antennes locales) se sont retrouvés  le 7 février  autour de leur secrétaire général, Pascal Catto  et d’Anousheh Karvar, secrétaire nationale,  pour échanger sur la stratégie actuelle de la CFDT.

Cette  journée, initiée par le Bureau National, était divisée en 2 temps : le matin,  la situation économique et sociale actuelle et l’après-midi, la présentation globale de chantiers menés sur l’évolution de l’organisation et leur déclinaison en région.

 Des débats d’actualité riches

Anousheh Karvar a brossé un état très complet de la situation sociale, de l’historique de la crise et ses conséquences sur l’économie et la société.  Puis elle a développé  les axes d’action revendicative de la CFDT autour notamment de la formation et de la qualification des salariés. Une large place a été consacrée aux questionnements des militants :  l’emploi  dans le contexte européen (avec notamment des témoignages des militants de Renault Douai et de Méryl Fiber),   la construction européenne, la comparaison « faussée »  entre la France et l’Allemagne, le secteur financier en roue libre, les conséquences des accords de compétitivité  annoncés  au sommet social (remise en cause des 35h, du droit du travail, l’avenir des jeunes, leur logement…. A l’approche des élections présidentielles, Anousheh Karvar a détaillé la stratégie de la CFDT et son implication « ni neutre ni partisan » dans le débat politique. Pas facile de se faire entendre syndicalement dans un contexte de concurrence exacerbée, de projets politiques protectionnistes et populistes et de s’opposer à des idées comme celles défendues par le Front National. Il faut jouer la proximité avec les salariés.

 Une organisation qui évolue

L’après-midi a été consacrée à une présentation de plusieurs  chantiers dans lesquels s’est lancée notre organisation afin de mieux coller aux réalités actuelles. Chacun de ces chantiers a été introduit par un film  sur les expérimentations menées.

·         Les enquêtes flash pour développer la relation aux salariés.  Dans notre région, des témoignages ont été apportés sur les enquêtes réalisées… A multiplier sans modération, d’autant plus que leur conception et traitement sont désormais moins lourds.

·         La mise en place de référents de sections : une pratique qui existe déjà dans certains syndicats  ou qui se fait naturellement : si on peut le développer, le structurer et l’organiser c’est mieux !

·         Le renouvellement des responsables, avec la mise en place de formation « Repères ». Cela ne résout pas tout : il faut accompagner, « tutorer » (comme l’ont montré plusieurs témoignages de militants). Les jeunes n’ont pas toujours la disponibilité et la liberté dans l’entreprise pour militer. D’où l’importance de prévoir un parcours professionnel  en utilisant la Validation des Acquis et de l’Expérience Militante (VAE) mise en place dans la région par  l’Institut  Régional d’Education Ouvrière (IREO).  Et pourquoi pas des quotas  (jeunes, femmes,…),  s’interroge-t-on aussi.

·         « Réponses à la carte » : le débat le plus attendu, puisque la région est expérimentale (avec 2 autres régions en France)  sur ce service aux adhérents. Sa  création a  entraîné quelques craintes ou questions : les critères de choix du prestataire, le fonctionnement même du service et le type d’appels reçus,  la recherche du bon interlocuteur, le surcroît d’activité ainsi demandé aux syndicats ou aux mandatés interpro… Mais aussi un service testé avec bonheur par certains et nécessaire aujourd’hui.  « Nous sommes encore dans la phase de calage, explique Pascal Catto. Nous en tirerons toutes les conclusions en fin d’année.  On n’envisage pas de l’étendre à l’ensemble des salariés », précise-t-il suite à une question posée dans la salle. Preuve donc que le service est sur de bons rails !