Ferroviaire : la CFDT propose un « Railbus européen » pour le Valenciennois !

Publié le 04/10/2011 à 00H00
«Il est temps d'envisager un Railbus européen», ont déclaré les élus de la CFDT en faisant référence à Airbus. Les élus CFDT du Valenciennois ont fait état devant la presse des problèmes auxquels sont confrontées les industries ferroviaires du secteur : risques de délocalisations, concurrence internationale, pression sur les sous-traitants... Ils ont développé plusieurs propositions originales.
Ferroviaire : la CFDT propose un « Railbus européen » pour le Valenciennois !
Ferroviaire : la CFDT propose un « Railbus européen » pour le Valenciennois !
«Il est temps d'envisager un Railbus européen», ont déclaré les élus de la CFDT en faisant référence à Airbus. Les élus CFDT du Valenciennois ont fait état devant la presse des problèmes auxquels sont confrontées les industries ferroviaires du secteur : risques de délocalisations, concurrence internationale, pression sur les sous-traitants... Ils ont développé plusieurs propositions originales.

Suite à la remise du rapport du député Alain Bocquet sur la situation du ferroviaire en France, la CFDT a voulu réagir.  Au-delà du constat, ils ont exprimé leur volonté (qui ne date pas d’aujourd’hui, comme l’a rappelé André Bocquet) de faire réellement du Valenciennois « une terre du ferroviaire ».

La CFDT a ainsi développé plusieurs propositions. La plus emblématique : envisager un Railbus Européen, à l’instar de l’Airbus pour « faire du Valenciennois pour le ferroviaire ce qu’est Toulouse pour l’aéronautique. L'industrie aéronautique européenne a connu autrefois le même défi, rappelle André Bocquet,. Face au géant Boeing, les Européens ont opposé Airbus. Il est temps d'envisager un Railbus européen. »

Cela suppose plusieurs conditions :

Il faut rendre les métiers du ferroviaire attractifs.- « Le ferroviaire n'est pas reconnu à sa juste valeur. On n'encourage plus les jeunes à s'orienter vers ces métiers-là. Certes, des pôles pour les ingénieurs ferroviaires se développent dans les universités mais cela reste embryonnaire », reconnaît Pascal Catto, secrétaire général CFDT Nord-Pas-de-Calais. Le syndicat propose de créer par exemple une école de formation industrielle. « Peintre ferroviaire, ce n'est pas la même chose que peintre en bâtiment et peintre automobile, d'où l'importance d'agir par filière », explique Jean-Claude Delfosse, responsable CFDT du Valenciennois. Et pourquoi pas la mise en place d’un lycée de la deuxième chance , propose Édith Bisiaux-Zwierzynski, retraitée, syndiquée au SGEN pour « remettre les décrocheurs sur le droit chemin et leur faire découvrir les métiers du ferroviaire par le biais de l'alternance » ?

Rendre la filière attractive, c’est aussi le rôle du patronat à travers les politiques de rémunérations, conditions de travail mises en place. « Cela passe aussi, précise Philippe Foucart, de la CFDT Métallurgie, par une réduction de la pénibilité et la mise en place d’une véritable GPEC territoriale ».

Autre condition essentielle : dépasser le clocher du Valenciennois.-« Il est temps de dépasser les antagonismes locaux et nationaux et de voir plus grand », explique Pascal Catto. Une telle ambition suppose de mettre en place des structures de concertation et de cohérence où l’on retrouve tous les acteurs et éviter que chacun ne travaille dans son coin…

Enfin, dernière condition : l’instauration d’un véritable dialogue social. « Plus le dialogue social est réel, indique Pascal Catto, plus l’entreprise peut être performante économiquement parlant… Un projet comme celui-ci pour le Valenciennois n’a de chance de tirer ce territoire vers l’avant que s’il existe des relations sociales à la hauteur de l’enjeu ! ».

Les élus CFDT du territoire vont désormais prendre leur « bâton de pèlerin » pour expliquer leurs propositions aux parlementaires et décideurs économiques locaux